"Tous les animaux connaissent ce qui leur est

nécessaire, excepté l'homme" Pline l'Ancien.

Les principes fondamentaux

Au cours de ses recherches, A. T. Still fit un certain nombre de constatations qui lui permirent d’établir des principes devenus les fondements de l’ostéopathie.

L’UNITE DU CORPS

Le corps est un ensemble qui doit constamment s’adapter aux changements internes et externes.

Pour se faire, il est composé de différents systèmes, eux-mêmes composés de sous-systèmes et de structures/organes fonctionnant en relation et interrelation les uns avec les autres. Si un organe fonctionne de manière inadéquate suite à une lésion ou en cas de maladie, il y aura répercussion sur les structures en lien avec ledit organe.

De plus, ces différents systèmes, structures sont reliés entre eux par des « systèmes-liens » :

  • le système circulatoire (sang et lymphe)
  • le système nerveux

LA REGLE DE L’ARTERE

La circulation sanguine joue un rôle majeur dans l’organisme, entre autre en amenant l’oxygène nécessaire au bon fonctionnement des organes. Si cette circulation est gênée ou engorgée ; ils s’affaiblissent et ne sont plus capables d’assurer leur fonction. Cette situation de faiblesse entraîne une fragilisation de l’organisme et favorise l’apparition de troubles divers.

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Image tirée de « Dog Anatomy », P. C. Goody

LA RELATION "structure – fonction"

La structure, par exemple une articulation est indissociable de la fonction, c’est-à-dire du mouvement que cette articulation effectue.

Si la structure (articulation, muscle, organe) est saine, la fonction qui en découle est normale. Si la structure est endommagée, il y a dysfonction entraînant diverses conséquences.

Par exemple, une importante dysplasie de la hanche chez un chien aura le plus souvent des répercussions sur la façon de se déplacer de l’animal et entraînera une démarche particulière au niveau de l’arrière-train, voire une boiterie.

 Pour rester dans cette idée que la structure a une incidence majeure sur la fonction, chaque race a une morphologie particulière qui va favoriser l’animal dans certaines activités ou disciplines.

Par exemple, un chien de race whippet a une morphologie spécifique pour fournir un effort intense sur une courte distance alors que le husky de Sibérie est fait pour supporter des efforts sur de longues distances dans des conditions extrêmes.

 

Les structures osseuses, les masses musculaires, le fonctionnement de l’organisme ne seront pas les mêmes pour ces chiens dont la fonction est différente.

 

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L’AUTOREGULATION ET l’AUTOGUERISON

Un corps dont les structures sont saines a les ressources nécessaires pour maintenir son homéostasie (= stabilisation des différentes constantes physiologiques de l’organisme) et se défendre contre un trouble.

En cas de dysfonction et si l’équilibre interne est rompu, l’organisme va chercher à s’adapter, à compenser et trouver une solution pour fonctionner au mieux. Dans ce cas, différents systèmes se mettent en charge de détecter le dysfonctionnement et de voir comment faire pour que l’organisme continue à fonctionner jusqu’au rétablissement.

MISE EN PLACE D’UN SYSTEME DE COMPENSATION OU D’ADAPTATION

La douleur est un signal, donnant un certain nombre de limites afin de ménager une région corporelle endommagée.

Tout être qui ressent de la douleur, va chercher à diminuer cette impression désagréable, voire insupportable. L’organisme est capable de mettre en place une compensation ou une adaptation des régions avoisinant la zone endommagée pour favoriser le meilleur fonctionnement.

La boiterie est un parfait exemple de ce principe : soulagement du membre atteint pour éviter la douleur et report du poids sur l’autre membre.

Ces différents principes permettent de mieux réaliser sur quoi repose l’ostéopathie et de comprendre son évolution vers une discipline dont les résultats sont scientifiquement défendables.